
Le
premier chapeau que j'ai acquis. Je n'ai pas honte de le dire, à
ce moment, je ne savais pas encore trop comment ce type de coiffe était
construite. Je me souviens l'avoir tourné et retourné dans
mes mains avant de me décider! Depuis, j'ai compris que ce genre
de trouvailles était rarissime au détour d'une foire de province...
Bonnet
de paille noire tressée. bords entièrement recouverts de
sequins. Ruban de velour noir faisant noeud sur la nuque. Courtes plumes
d'autruche et aigrette. Circa 1889-1893.
Cette
coiffe était discrète, et dû être portée
"hors-période" car on pouvait très bien la porter en bonnet,
très classiquement, ou comme chapeau sur le haut de la tête.
Une
pièce plus distinguée:
en
vogue dès 1911-1912, ce chapeau était destiné aux
classes les plus aisées. Le décor, la qualité
des matériaux en témoignent.
Chapeau
en velours, maille et crin de cheval (formant des épis de blé).
Motifs de fleurs sur tout le pourtour. Revers de velours. Griffé
"Bourdet-Laporte 10 rue Alsace-Lorraine, Toulouse". Circa 1912.
Chapeau
entièrement en crêpe de soie froncé, sur ossature métallique.
Fausse boucle en perles de bakélite. Circa 1910-1912.
Autre
bel exemple de cette même période :
Simple
mais beau, ce chapeau de feutre moulé fut trouvé sur un vide-grenier.
L'abondance des plumes d'autruche l'enserrant ne pouvait être trompeur,
c'était bien ce que je croyais...une jolie pièce, tout à
fait "style Titanic" diront certains. Mais ce n'était pas tout :
griffé "Mme Coquatrix, Modes 157 Avenue de Neuilly, Neuilly". Coquatrix,
un nom peu commun et pour toujours associé à Neuilly...je
continue mes recherches...
Une plus récente acquisition, que ce petit bibi. Il s'agit d'un calot de fine paille tressée, bordé de perles de jais. Il puise tout son attrait dans la disposition des deux plumes d'autruches, comme "enveloppantes". Doublure en satin crème. Fleurs de tissu, étamines. Voilette. "Tilt Hat" ( à poser d'une pichenette, c'est à dire légèrement sur l'oeil). Circa 1904-1905. Il reste à le défroisser un peu...

Un
bonnet en tulle, garni de soutache, qui jadis était doublé
de mousseline de soie... Circa 1912-1915.
Voici
un bonnet de velours, très simple, qui a dû être réemployé
une vingtaine d'années après sa création, à
une époque où l'orientalisme était fort à la
mode, et les turbans de bon goût!
Un petit bonnet, orné de fleurs en velours noires et jaunes. Ruban d'ottoman. Circa 1890-1892.


Autre
exemple de capeline en vogue vers 1910 : celle-ci est en velours de soie
noir, à bords crenelés et ourlés. Sans griffe.
Ce
bonnet de velours est un magnifique exemple de chapellerie. Sa couleur,
peu courante, et l'usage généreux de fleurs en tissu ( oeillet
et roses thé), son ruban en gros grain assorti le rendent attrayant
à plus d'un titre. La passe est faite de paille noire tressée,
et l'intérieur de ce chapeau est constitué de rubans de velours
de soie noir entrelacés...Sans griffe. Circa 1887-1889.
Une
autre capeline, qui elle, a bien vécu. Malgré ses décolorations
et taches flagrantes, ce modèle est encore plaisant. La tarlatane
n'y est pas pour rien... Sans griffe. Vers 1910-1912
J'ai
acquis ce chapeau parce qu'il me plaisait et m'intriguait. En paille fine
vert sapin, il est simplement orné d'un "ruban" de paille tressée.
Les deux extremités sont en forme de vrille, non sans humour d'ailleurs.
Sans
griffe. Date?
Exemple
de bonnet au crochet destiné à un enfant. Circa 1890.